Portrait : Retravailler des archives, bonne ou mauvaise idée ?

11 mai 2022

De temps en temps, j’aime bien reprendre d’anciens shootings et prendre le temps de comprendre mes erreurs. Et surtout voir comment je les retravaillerai avec mon bagage actuel. ⁠

Autant être clair, il y a des horreurs dans mes débuts en portrait, mais je crois que je suis loin d’être le seul. N’importe quel photographe a son musée des horreurs sur ses disques durs. Au-delà de ça, je crois que je n’ai pas trop fait d’erreurs monumentales de lumières à mes premiers essais. C’était loin d’être bon. Des lumières plates, peu de contrastes et pour ainsi dire aucune profondeur, mais bon, c’était les prémices de mon travail. Depuis, j’ose espérer que je me suis amélioré (sic).

Mais comme je suis un mec sympa, je vous mets la version de 2019 et la version 2022 de ce portrait. J’avoue qu’en voyant ça je me demande quand même ce que j’avais dans l’œil ce jour-là…

Mais comme on dit, c’est en faisant des erreurs que l’on apprend, j’avoue que celle-ci est quand même un cas d’étude pour moi. Je suis content que ça n’ait pas été une commande client, mais à cette époque il y avait peu de chances, je ne faisais que des essais pour le plaisir.

Et maintenant ?

Depuis j’ai pris le temps de me former, de travailler, encore et encore, à m’améliorer et à améliorer mon travail. Bien sûr, la marge de progression est bien présente. Et c’est peut-être ce que je trouve le plus motivant dans un métier comme le mien. Mais il n’y a pas de miracle, il faut faire des essais, se planter encore et encore et recommencer. Et parfois, reprendre de vieilles photos et voir ce qu’on en ferait aujourd’hui est non seulement un bon moyen de voir son évolution, mais c’est aussi une bonne façon de comprendre des erreurs passées.

Un photographe dont j’aime bien le travail, Julien Apruzzese, disait lors d’une formation sur EMPARA : « La différence entre un photographe amateur et un professionnel, c’est sa capacité à être régulier dans le travail qu’il rend “

Ce n’était sûrement pas ses mots exacts, mais dans l’ensemble c’était ça. Depuis cette formation, je fais mon maximum pour être régulier, peu importe que ce soit du portrait classique, créatif, de l’édito, du culinaire ou de la photographie de produit.

C’est important pour moi que ce que je livre soit bon en tout temps et quelques soit le sujet. Le meilleur moyen d’y arriver ? Trouver du fun dans mon travail. Il y en a toujours et c’est important d’aimer ce que l’on fait, surtout dans un métier créatif. Mais ça, c’est le sujet d’un futur article.

Je vous mets les deux autres images de cette série que j’ai reprise.